Ce qui se passe vraiment pendant une séance de Trager

— Association Trager Québec

Ce qui se passe vraiment pendant une séance de Trager

La question qu'on nous pose le plus souvent, avant une première séance, est toute simple : « Qu'est-ce qui va se passer, exactement ? » L'approche Trager surprend parce qu'elle ne ressemble ni à un massage ni à un exercice. Voici, étape par étape, ce que vous vivrez avec une praticienne ou un praticien Trager certifié, et ce que vous pouvez en attendre.

Avant de commencer : quelques questions et des vêtements confortables

La séance s'ouvre par un court échange. Le praticien évalue d'abord votre état de santé en vous posant quelques questions. C'est le moment de mentionner une douleur, une chirurgie récente ou une condition particulière : le praticien adapte toujours l'ampleur des mouvements à la condition, aux besoins et à l'âge de la personne qui reçoit.

Le Trager se pratique sans huile ni lotion. Vous pouvez donc demeurer partiellement ou totalement vêtu, pourvu que vos vêtements soient confortables. La séance se donne généralement couché sur une table de massage, mais elle peut aussi se donner sur une chaise. Pour les personnes dont la mobilité est réduite, elle peut se dérouler au lit, couché sur le côté, ou encore dans un fauteuil roulant.

Prévoyez du temps : une séance de Trager dure en moyenne une heure et quart.

Pendant la séance : des mouvements doux, jamais forcés

Une fois que vous êtes installé, le praticien soupèse et mobilise les diverses parties de votre corps, l'une après l'autre, dans un rythme doux et régulier. Il ne pétrit pas, ne fait pas craquer les articulations et n'appuie pas sur des points douloureux. Il utilise plutôt :

Ces mouvements suivent un rythme de bercement propre à chaque personne. Ils créent un contexte sécuritaire, propice à l'expérience reposante du lâcher-prise. Selon les textes de l'association, « les mouvements Trager créent des vagues dont la résonance se propage à travers le corps et qui ont pour effet de décrisper et d'alléger autant le corps que l'esprit ».

De votre côté, vous n'avez rien à faire. Le receveur se laisse bercer et se laisse aller dans le flot progressif des mouvements. Tandis que le système nerveux se calme, les muscles se décontractent et les tensions s'estompent. Beaucoup de gens (re)découvrent alors combien leur corps peut bouger avec liberté et légèreté.

Le respect des limites fait partie de l'approche. Lorsqu'une région est enflammée, par exemple, le praticien ne la mobilise pas comme les autres : il applique les mêmes principes de bien-être, avec de tout petits mouvements, sans chercher à aller loin.

Ce que le praticien cherche : une sensation, pas une correction

C'est ce qui distingue le plus l'approche Trager. Élaborée par le docteur Milton Trager, cette approche psychocorporelle est basée sur la rééducation du mouvement et vise à atteindre l'esprit par l'intermédiaire du corps. Il s'agit de transmettre, à travers le toucher et certaines mobilisations, ce qu'offrent les tissus dans leur état idéal.

Le praticien ne travaille pas « contre » une tension. Il se laisse guider par une question ouverte, celle que Milton Trager se posait lui-même : « Qu'est-ce qui peut être plus léger, plus facile ? » Il travaille aussi à partir d'un état de calme et de présence que Milton Trager appelait le Hook-up. Comme le résument nos textes : « Le fondement de l'approche Trager est un état méditatif, que Milton Trager appelle le Hook-up, un état de calme et de paix que le praticien transmet à son client. »

La découverte de ces « zones de confort » envoie au système nerveux central le signal qu'il existe de multiples options pour contrer les mauvaises postures et les habitudes qui causent, au quotidien, tensions et restrictions. Un article de la revue Mieux-être (2008) le formulait ainsi : il n'y a pas lieu de parler de traitement, mais plutôt d'enseignement.

Après la séance : une détente qui se prolonge

La sensation ne s'arrête pas à la porte. Le corps et l'esprit gardent en mémoire ces nouvelles expériences positives, qu'il est ensuite possible de retrouver et d'approfondir d'une séance à l'autre. La revue Mieux-être suggérait d'ailleurs de prévoir quelques minutes de plus après la séance pour échanger avec le praticien et « revenir sur terre ». Les bénéfices se ressentent dès la première séance et sont cumulatifs : les séances suivantes permettent d'obtenir des effets plus profonds et plus durables.

À la fin, le praticien peut vous enseigner quelques mouvements simples, légers et sans effort, appelés Mentastics. Ils vous permettent de poursuivre par vous-même, tous les jours, l'effet de la séance. Vous pouvez aussi les explorer en groupe ou en séance individuelle.

Gardez en tête que l'approche Trager ne pose pas de diagnostic et ne remplace pas un suivi médical : elle accompagne. Les personnes qui la pratiquent ne se nomment d'ailleurs pas thérapeutes, mais praticiens. Elles sont formées à reconnaître les situations qui demandent d'être orientées vers un professionnel de la santé.

Questions fréquentes

Faut-il se dévêtir ?

Non. Comme le Trager se pratique sans huile ni lotion, vous pouvez rester partiellement ou totalement vêtu, dans des vêtements confortables.

Combien de temps dure une séance ?

En moyenne une heure et quart. Une séance peut se donner sur table ou sur chaise, et s'adapter à une mobilité réduite (au lit, couché sur le côté ou dans un fauteuil roulant).

Combien coûte une séance ?

Les tarifs ne sont pas publiés par l'association. Renseignez-vous directement auprès du praticien de votre choix.

Vivre votre première séance

La meilleure façon de comprendre l'approche Trager reste de la recevoir. Choisissez une praticienne ou un praticien certifié près de chez vous dans notre répertoire des praticiens, ou prenez d'abord le temps de découvrir l'approche en détail. Si vous préférez commencer en mouvement, les groupes de Mentastics sont une belle porte d'entrée.