Les Mentastics : trois minutes par jour, chez vous
— Association Trager Québec
Une séance de Trager fait du bien. Mais que se passe-t-il quelques jours plus tard, quand la tension revient dans les épaules au milieu d'une journée chargée ? C'est précisément à cela que servent les Mentastics : de petits mouvements simples, que vous refaites seul, chez vous ou ailleurs, pour retrouver la sensation de légèreté ressentie sur la table.
Mentastics : un mot inventé par Milton Trager
Le mot est une contraction de « mental » et de « gymnastique ». Milton Trager avait lui-même été gymnaste. Pour lui, ces mouvements passent par le corps pour rejoindre l'esprit.
L'approche Trager, une approche psychocorporelle, comporte en effet deux volets. Le premier est la séance, reçue d'un praticien certifié, sur table ou sur chaise. Le second, ce sont les Mentastics, un ensemble de mouvements corporels qui sont à la base de l'approche et qui contribuent à perpétuer, dans le quotidien, les effets de bien-être ressentis lors de la séance. On les qualifie souvent de mouvements « auto-Trager ».
Les Mentastics sont des mouvements très simples, proches des gestes que nous faisons tous les jours. Ils se caractérisent par leur légèreté, leur aisance et l'absence d'efforts physiques intenses. Milton Trager les décrivait ainsi : « Quand vous faites des Mentastics, vous pouvez expérimenter la voie la plus belle pour sentir, connaître et mouvoir votre corps. »
Pas des exercices, une façon de bouger
Les Mentastics ne sont pas des exercices physiques à proprement parler. Il ne s'agit pas de mouvements prédéfinis que l'on répète en vue d'une performance et au prix d'un effort. Les praticiens emploient d'ailleurs rarement le mot « exercice », parce qu'il évoque justement l'effort. On parle plutôt d'une manière de bouger que d'un système de gestes préétablis.
Le but est d'approfondir la perception du corps, la sensation de relâchement et le rythme naturel des mouvements. Cette exploration aide entre autres à développer :
- l'équilibre et la coordination ;
- la grâce et la bonne posture ;
- la légèreté et la mobilité ;
- les sensations de souplesse, de fluidité et d'aisance motrice.
Le moteur de cette exploration tient en une question, qu'on se pose intérieurement : « Qu'est-ce qui pourrait être plus léger, plus souple, plus facile ? » La question posée, la qualité du mouvement émerge d'elle-même.
Comment les pratiquer chez vous
Dans une capsule vidéo diffusée par l'association, l'enseignante de mouvements Mentastics Louise Voisard rappelle quelques principes de base. Cette capsule porte sur les yeux, le visage et la nuque, et ne demande qu'une chaise confortable. Vous la retrouverez dans la Zone vidéo du site :
- Créer des sensations agréables. C'est l'intention première, bien avant la forme du geste.
- Être à l'écoute de soi. On bouge dans un état méditatif, attentif à ce que l'on ressent.
- Sans effort. Se demander comment faire le mouvement sans force ni tension.
- Sans douleur. Chercher à le faire encore plus doux, plus agréable et plus confortable.
- Diminuer au besoin. Si un mouvement augmente la douleur, réduisez son intensité, son angle ou son rythme. Si cela ne suffit pas, restez immobile et imaginez simplement le mouvement.
Milton Trager le disait autrement : « Lorsque tu ressens des raideurs et des tensions, n'entre pas en conflit avec ton corps en essayant de te débarrasser de la raideur, une réaction naturelle pour la plupart des gens. Plus la contrainte est importante, plus le mouvement doit être léger. » Et si la fatigue ou l'inconfort se présente, il suffit de diminuer l'ampleur ou le nombre des mouvements, ou même de s'arrêter pour se reposer.
Trois minutes, et parfois quelques secondes
Trois minutes, c'est une image : les Mentastics ne demandent pas de plage horaire particulière. Ils peuvent se faire tous les jours, en quelques minutes, et un article de la revue Mieux-être soulignait qu'ils ne prennent parfois que quelques secondes. Ils s'intègrent à même les activités régulières, ce qui en fait un argument de taille pour les gens surchargés.
On peut les faire debout ou assis, à la maison, au bureau ou même en marchant dans la rue. Ce qui compte, c'est la qualité. Comme le conseillait Louise de Montigny dans cet article : « On vise la qualité, non la quantité ! Oubliez la performance et les résultats. »
Les Mentastics sont accessibles à tous les âges, peu importe la condition physique, et même aux personnes vivant avec un handicap. Ils ne cherchent pas à remplacer la médecine ni d'autres approches : ils restent avant tout une éducation au mouvement, un moyen facile et accessible de détente, de paix intérieure et de relaxation.
Questions fréquentes
Faut-il avoir reçu une séance de Trager pour faire des Mentastics ?
Non. Les groupes de Mentastics sont ouverts à tous, débutants comme initiés, sans prérequis. Ils sont d'ailleurs une bonne façon de découvrir l'approche Trager.
Comment apprendre les Mentastics ?
Leur enseignement s'offre en séance individuelle ou en groupe. Le praticien peut aussi vous en enseigner quelques-uns à la fin d'une séance, pour que vous poursuiviez par vous-même.
Y a-t-il des contre-indications ?
Les mouvements se font sans douleur et s'adaptent à toutes les conditions physiques. Certains groupes précisent toutefois des contre-indications, par exemple une crise inflammatoire, ou la période qui suit une chirurgie ou une fracture. Informez-vous auprès de l'animatrice ou de l'animateur.
Bouger en groupe ou avec un praticien
Pour aller plus loin, joignez-vous à un groupe de Mentastics : on y explore, debout, assis ou les deux, des mouvements simples, dans une ambiance conviviale et à votre rythme, avec une animatrice ou un animateur formé à l'approche. Vous pouvez aussi trouver une praticienne ou un praticien Trager près de chez vous, qui vous enseignera les Mentastics les mieux adaptés à votre corps, ou en apprendre davantage sur l'approche.